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Elle l'a quitté. Calmement, elle lui a annoncé qu'elle partait. Que cela ne pouvait plus durer entre eux. Elle a pleuré. Il lui a dit de ne pas faire ça. Qu'elle le regretterait. Ils ont regrettés. Mais elle ne pouvait plus. Cette relation de "Je t'aime je te deteste" Qui pourrait supporter ça aussi longtemps. Qui envisagerait un futur à un couple qui doit se rabibocher toutes les heures?
Alors il a tourné les talons. Il a marché. Des heures durant. Je l'ai croisé et l'ai suivit. Ne me demandes pas pourquoi je ne saurais te l'expliquer. Je l'ai suivit. Il est entré dans un bar au bout de quelques rues passées. J'aurais pu continuer mon chemin. J'aurais du. Au lieu de ça je me suis assis à ses côtés au comptoir. Je lui ai payé son premier whiskey. Les autres seraient gratuits. Cadeau du patron pour deux jeunes hommes ayant tout perdu. Il m'expliqua que s'il l'envoyait si souvent paître c'était pour qu'elle reste amoureuse de lui. Qu'il n'imaginait pas lui, sa vie sans elle. Que son boulot ne lui était pas supportable s'il ne pouvait la retrouver le soir dans son loft.
Je l'ai coupé avant qu'il ne me parle de son chat de sa grand mère et de sa tante. J'ai fait signe au patron de nous resservir. Une dernière fois. On s'est levé. Sans presque tituber. On a commencé à marcher dans cette grande ville encore illuminée à 2h du matin. C'est merveilleux, cette illusion d'être encore bercé par les rayons du soleil alors qu'il n'y a que la Lune et quelques étoiles inondées de nuages.
Je lui ai fait remarqué toutes ses petites choses. Je l'ai fait respirer l'air de la nuit. Quand les gaz d'échappements ont finit par remonter et qu'il est presque pur.
Nous avons finit par longer la Seine. Arrivé au pont, j'ai vu son sourire, tout petit. Presque invisible. Mais il était là. Il irait la voir demain matin. Ou peut-être cette nuit. Il lui dira tout ce qu'il vient de me dire.
Je lui ai dit que c'était ici que ma route finissait. Il a semblé comprendre et est parti d'un pas plutot lent. Mais décidé. J'ai enjambé la ballustrade. J'avais passé le flambeau. La Seine noire de jais s'est éclairci un instant. Puis elle s'est redessinée à l'aide de petit cercles se détachant du point d'impact.

# Posté le mercredi 13 août 2008 15:24

Modifié le vendredi 15 août 2008 03:53

Ouh Ih Aha

Ouh Ih Aha
BWAHAMURFKJYKLO
Pagaye. Ils ont pagayé longtemps avant d'apercevoir un bout de rivage. C'était plus qu'un bout. Le temps que l'un d'eux se redresse et dise "Oh", l'embarcation avait presque touché terre.
Accelere. Jusqu'à sentir ton corps se dissoudre molécule par molécule dans l'air du temps. Un bruit de frein. Le véhicule avait touché terre aussi. Ainsi que le passager.
On pourrait comparer tout ça avec les sentiments.
Le temps de relever la tête, de la tourner. D'essayer de la suivre des yeux. La fille qui nous avait fait faire "Oh" a disparu. Accelere. Passe aux choses sérieuses. Envoies lui un bouquet de fleurs. Une lettre d'amour. Avec une goutte de parfum dessus. Et trop tard. Tout joyeux il a senti chacune de ses molécules se dissoudre dans l'air. Sauf que le temps avait passé. Elle n'était plus seule. Elle rayonnait au bras d'un charmant jeune homme.
Non pas charmant du tout à ton goùt d'ailleurs.
Mais qu'importe.
J'ai l'impression que je te perds, si tant est qu'il est possible de perdre quelqu'un qu'on a jamais vraiment eut. Je ne sais pas vraiment pourquoi. J'ai envie de te dire que j'ai vécu une non histoire d'amour vraiment agréable avec toi. Que je ne passerais pas à autre chose tout de suite. Passer à autre chose ça veut dire grandir. Murir. Réaliser qu'on a aucune chance et qu'il faut s'assumer. J'ai pas envie de combler un manque par une fille qui passait par là. Je comblerais pas grand chose et elle souffrirait. Alors autant éviter.
Je ne veux pas grandir.
Passer 3/4d'heure au téléphone ça fait du bien. Des fois.
Manquer de se faire foutre à la porte aussi.
Avoir un commentaire disant que tu n'es plus le même. Que tu ne pourras pas continuer bien longtemps.
Faire plaisir à des gens. Acheter un poisson rouge vert qui n'existe pas alors se rattraper sur un combattant. L'apeller Lactose. Ca la fait penser à Elle. Tant mieux, j'y penserais aussi comme ça.
Tout ça des fois ça fait du bien.

# Posté le mercredi 13 août 2008 14:31

Modifié le vendredi 15 août 2008 03:52

I want you to want me par les tueurs de bikini C'est fun.

WATCH ME NOW
Allez soyons honnêtes. Les gens changent. Pourquoi pas moi?
Alors j'arrêterais de fumer. Pour ça j'vais avoir besoin d'aide j'pense.
J'ai arrêté de flirter avec les jupes qui passent. Ca, c'est fait.
J'arrêterais de flirter avec le danger. Parce que c'est dangereux. Que je m'en tire pas toujours bien. Et qu'on s'inquiète tous un peu trop.
J'arrêterais de dire que je ne ferais rien de ma vie. De toute facon avec les découverts que je m'enchaine il faut que j'trouve un boulot. Ca devrait m'occuper les mains l'esprit et le portefeuille.
Mais n'ayons pas de remords. J'ai pensé hier que si tu étais Diderot je serais ta Catherine II de Russie.
C'est fou le nombre de choses auquelle on peut penser le matin en se reveillant.
Je commence à comprendre les règles du jeu. Le silence avant tout. L'esquive vient après.
S'il existait un sadomasochisme amoureux t'y serais forte.
Mais l'infirmière avec des petites fessées..
Do You love me?
I want you to want me par les tueurs de bikini C'est fun.

# Posté le samedi 09 août 2008 05:52

Derrière les yeux bleus

Est ce possible de se réveiller un matin après avoir passé la nuit à ne pas dormir?
Parceque mine de rien je me suis levé ce matin. Et hier matin. Reposé d'une nuit secouée de soubresaut.
La plupart des gens trouvent le réveil embêtant. Pour moi il est salvateur. Sans le réveil qui sait comment je finirais. Affalé dans un lit, un filet de bave qui aurait taché les draps que je n'ai pas.
Nan mais imaginez si un jour je faisais une nuit complète seul dans mon lit? Tout l'monde s'inquiéterait. Ou personne. Pour le coup. Mais moi, ce serait un coup à ce que je ne ferme plus l'oeil pour des nuits et des nuits.
Je vous tiendrais toute deux responsables d'une érection involontaire qui pourrait atteindre la base de mon pénis.
Non mais c'est vrai. Quand on sait que les sentiments d'un homme partent de ses couilles on ne badine pas avec l'amour nom de Dieu. On joue pas avec les sentiments d'un homme. On ne tape pas comme ça dedans non plus.
J'oublie. Je tire sur le bouchon et on passe l'éponge.
Une nuit remplie de cauchemar ne demande au réveil qu'une bonne douche. On se consterne dans une sensation de sale. Comme si, Eh babe on marche du mauvais côté de la route.
Et qu'on avait fait ça toute la nuit. Or, rien de tout cela. Juste toudoudou toudou toudou toudou toutoudou

# Posté le mardi 05 août 2008 04:36

Please come with me to the seaside.

Please come with me to the seaside.
En écoutant the story of the impossible de Peter Von Poehl, attendez je digresse de suite.
Vous avez remarquer que je parle toujours de musique calme, douce qui font réflechir. Oui vous avez remarqué si attentivement vous avez lu chacun des titres de mes articles. En tout cas, certains. Ce sont toujours des musiques calmes. Mais comprenez je serais beaucoup moins crédible si je vous avouez que parfois en écrivant j'écoutais Surfin Bird ou bien My way par Sid Vicious.
Alors en écoutant cette chanson qui passait par hasard sur mon pc voila désolé je suis de nouveau avec vous je volais lamentablement des photos sur myspace.
Donc cette chanson m'a fait un comprendre que j'avai non pas une histoire impossible, je vous assure que sur terre je ne dois pas être le seul dans mon cas mais que mon cerveau lui cherchais toujours cet impossible.
Je pourrais essayer de vous raconter la semaine qui viens de s'écouler. Essayer tout du moins. Mais j'ai déjà du mal à penser à qui était chez moi quel jour.
Samedi naturellement c'est plus facile. C'était le début. Et ça devait annoncer la couleur de la semaine. Pas 100personnes autour de la table. Cette année pas de gens perdu dans des chambres, pas de coup de pieds distribués dans les couloirs. Pas de loques endormis par terre dans la salle sur qui on dessine.
Alors cette année quelques potes assis autour de la table. Si tout mes souvenirs sont bons, ça donnait Kevin Richard Pilule Nouille et Francois. Les dents de la mer ont fait un ravage. De même que les pistaches et les quilles chez le voisin. Le hérisson chez le voisin aussi. Kevin n'a pas tenu bien longtemps. En tout cas j'ai finit dans la douche. Le lendemain il faut se lever. Kevin part pour obligation familliale Richard le suit en Clio Ikea. Pilule était partie tôt le matin en déblayant un peu le terrain. Des rires de gamins nous ont ensuite accompagnés toute l'après midi en lavant la terasse. Ses jambes glissaient sur l'eau mouillée en faisant de petites éclaboussures et des traces de pieds. Le soir. Bonne question. Tarte au thon? Sans thon? Pas grave il y a de la viande hachée de la tomate et des pommes de terre. Ca fera une tarte aussi. Control. Le lendemain? Pilule? Mardi Kriss, on m'épile. Oui mesdames et messieurs. Et à la cire chaude s'il vous plait. Reportez vous sur les myspace de Kriss ou de Pilule afin de voir délicatement la souffrance qui a pu m'habiter. Epilation des sourcils pour ses dames. On finit par se masser à trois dans une lueure rouge en écoutant le Velvet Underground. C'est pas planant mais presque. Kriss ne peut pas dormir et pour s'occuper m'embête. (Si Si) Ce qui nous offre un "Putain, j'croyais q'vouez étiez en train d'qniquer". On sentait bon.
Le lendemain on mange devant Attitude. Défilé des douches. Le mercredi j'me reveille de mauvais poil. (Pour cause j'en avais plus énormément.) On me fait ma couleur, j'en ai partout dans les yeux ça pique j'entends rire dans une autre pièce. C'est le poil qui fait déborder ma caraffe. Bonne douche et ça repars.
Je crois que le paragraphe précédent n'est pas très juste. Sushi nous rejoint un jours. Si si j'en suis sûr. D'ailleurs je lutte pour aller la chercher. Il faut dire bonjour à tout les voisins. Précisons que cette semaine mon quartier a été très pays du sud, tout le monde s'aime, le facteur est un voisin et le soleil brille. On croise même un cuistot sur la route du retour. J'ai du mal à me souvenir de ce qu'on a fait. Juste qu'il a fait très chaud quand on a été se coucher. SALOPE SUSHI BABAR arrête j'ai peur. Kriss tombe. Nouille dort "Putain fait chier". J'me retrouve sans couette fixe. Imaginez un peu. Je crevais de chaud d'accord mais je peux pas dormir sans couette. On fume alors. Et là c'est la catastrophe un briquet tombe. Nouvelle élucubrations verbale de Nouille.
Tu dors? OUI. Grand Couronne est sur écoute.
On emerge difficilement je crois. J'essaye d'effacer tout ce que j'avais écrit sur mon corps avant de me coucher. J'avais plus de papier. On a arrêté de tout laver. Fait tourner le lave vaisselle. L'ambiance se refroid. Pas pour longtemps. On se raconte des fait du temps passé. Je bois encore. Un peu trop cette fois puisque Nouille s'est endormie sur le canapé je finis d'écrire une lettre et lis Flash en attendant le matin pour aller la poster. Flash c'est tout plein de shoot à l'acide décris sans arrêt. A tel point que quand je sors pour aller la poster je vois un tas de voiture faire l'amour et une fois la lettre tombée dans la boîte prévue à cet effet (communément appelée "boîte à lettres") je l'entend résonner jusque chez moi. Je dépose un dernier baiser sur le coin de sa joue, au passage j'aurais pu y rester des heures. Et une fois arrivée dans mon canapé à moi et allongé sur une paille j'ai l'impression que la petite paille m'a complètement englobé. Nouille finit par remonter. "T'es tout nu" sur une voix toute enfantine. Bah non, j'ai verifié avant de répondre quand même, ça fait peur. Le sommeil aura du mal à venir. 4h un ours descend la rue (Je le jure!) Le réveil en est d'autant plus dur. J'entend la voiture arriver. Et on déblaye. On se fait café sur café. C'est dur de la raccompagner jusqu'à l'arrêt de bus. De rentrer. Et de retrouver la maison vide. Richard me sauve la vie. Un billard? Volontier. Retour au CT après un peu moins de deux mois d'absence. Au passage on chope Benji. Ptain t'as changé. Ptain t'es défoncé. Benji t'es noyé? Benji on est garé en double file chez ton voisin. C'est pas grave on finit par bouger. Billard bière bière billard. Beignet immangeable jeté sur une route de pédophile. On prend l'apero après une session geek chez benji. On repart. Mais aucun de nous n'a envie de rentrer chez lui. Alors macdo. Mais il faut bien rentrer un jour. Je ramene le caddie. Ca fait du bruit un caddie plein de cadavre.
Je rentre. Désastré. Du bordel à vomir. Du vide à n'en plus finir.
Je vous aime. Tous et toutes. Et toi.
Il y a des gens qui ont manqué cette semaine.

Post Scriptum: Bien sûr j'en ai oublié. Un coup de point dans la face= un baiser sur le front. Un presque fantasme mordu et dévoré. Attend tu t'es peté une dent là? Oublié aussi que Nouille à progresser à la basse. Que cette semaine c'est passé à jouer Control, Stray Cat Strut, Have Love Will travel, I wanna be your dog, Search and Destroy, Freaky et j'en passe.

# Posté le vendredi 01 août 2008 21:25